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METAL PUNK ROCK

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John Dolmayan

Quant à Daron Malakian, il est né à Hollywood en 1975, alors que sa famille avait depuis un an émigré aux Etat-Unis. Il est très vite viré de son lycée, lorsque, convoqué chez le directeur, il proclama vouloir faire, plus tard, du Rock et rien d'autre ! Après avoir fait partit de différents gangs, Daron décide à 17 ans de mettre sa colère et son agressivité ailleurs. Cet ailleurs sera, heureusement pour nous, la musique. Il croit à une puissance suprême et avoue prier tous les soirs, sans pour autant se qualifier de religieux. Tout comme Shavo une de ses premières influences musicales fut Kiss, mais aussi le métal des années 80.
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#Posté le mercredi 22 mars 2006 12:22

sahvo odadjian

Shavarsh Shavo Odadjian, est le bassiste de System of a Down depuis le début des années 1990, il compose avec Daron Malakian et Serj Tankian certaines des chansons du groupe.

Né le 22 avril 1974 à Erevan en Arménie, il émigre aux États-Unis très jeune. C'est à l'école privée arménienne d'Hollywood qu'il rencontre Daron (le guitariste) et Serj (le chanteur).

D'abord guitariste du groupe, puis gérant, il s'improvise bassiste pour les besoins de la cause. Sa technique est d'ailleurs teintée par son passé de guitariste, notamment à cause de son jeu au plectre et du très faible usage des techniques traditionelles de la basse, qu'il maîtrise moyennement. Il demeure néanmoins très dynamique dans son jeu.

Passionné par la musique et la vidéo, se targuant d'être très visuel, il est le réalisateur de nombreux clips de System of a Down (Aerials, Toxicity, Question! et Hypnotize) et d'un clip du groupe Taproot. De plus, il figure dans Zoolander de Ben Stiller et on peut l'apercevoir dans un vidéo de AC/DC, tourné en 1993, aux côtés de Arnold Schwarzenegger.

Ses influeneces musicales sont les Beatles, Black Sabbath, Slayer, Kiss, Led Zeppelin, Iron Maiden, Pink Floyd, Jimi Hendrix .

Odadjian travaille actuellement sur un projet de concert avec GZA du Wu Tang Clan, où, en plus de composer la musique, il jouerait de la basse. Ce projet, quoi qu'encore un peu flou, s'articulerait autour d'une histoire dans laquelle le rappeur exposerait sa poésie sur une trame musicale, principalement occupée par une basse 6 cordes sans frettes. On notera la participation de Serj Tankian, RZA et Daron Malakian (à la batterie) à ce projet.
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#Posté le mercredi 22 mars 2006 12:13

Modifié le mercredi 22 mars 2006 12:27

DarOn MaLAkIAn

Daron Malakian (né le 18 juillet 1975) est un musicien de Los Angeles. Réputé pour ses riffs énergiques, Malakian est le fondateur et le guitariste de la formation arméno-américaine System of a Down. Il est aussi l'auteur d'une grande partie des pièces de la formation, assure certaines parties de basse en studio (sur Mezmerize et Hypnotize) et est aussi chanteur (avec Serj Tankian).

Malakian est co-producteur (avec Rick Rubin) des albums de son groupe System of a down mais aussi producteur de The Ambulance et de Bad Acid Trip, deux groupes produisant sous l'étiquette Serjical Strikes (de son ami Serj Tankian). Depuis peu, Malakian dirige l'étiquette EatUrMusic.

Suite à la sortie des albums Mezmerize et Hypnotize de System of a Down, dans lesquels il s'est beaucoup investit, Malakian oriente maintenant sa carrière vers la sortie d'un projet solo (Scars on Broadway) axé notamment sur la musique électronique, tout en restant actif au sein du groupe.

Équipment

Malakian possède un arsenal très varié de guitares, claviers et basses. De la guitare à 12 cordes (utilisée notamment sur Chop Suey) à plusieurs modèles de guitares électriques, les albums de System of a Down regorgent de nuances désirées par le guitariste. C'est cependant son matériel de scène qui est le plus populaire et le plus flamboyant. Alors qu'il utilisait surtout des guitares baritones Ibanez Iceman IC400 (modèle custom, parfois décoré des peintures de son père, Vartan Malakian) accordées en Dropped C (C - G - C - F - A - D) avant la sortie des albums Hypnotize et Mezmerize, il n'emploie aujourd'hui pratiquement que des guitares Gibson SG accordées en Dropped D (Db - Ab - Db - Gb - Bb - Eb). Il utilise aussi des amplificateurs de marque Marshall, possède son propre jeu de plectres Jim Dunlop Delrin 2.0mm et joue sur des cordes Ernie Ball Skinny Top Heavy Bottom.
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#Posté le mercredi 22 mars 2006 12:11

Modifié le mercredi 22 mars 2006 12:29

serj tankian

« Vous connaissez la signification des mots que vous avez répétés des millions de fois » dit Serj Tankian à la jeunesse arménienne :
« Les penseurs libres sont dangereux » dit l'un des chants de SOAD.

Oui, les penseurs libres sont dangereux pour tous ceux qui de bonne heure ont cessé de s'irriter, d'écumer de rage, de tempêter, et sont devenus inertes, stagnants et couverts de mousse. Ils sont dangereux les penseurs libres de sortir des anciennes opinions terrifiées issues des tuniques de leurs grands-pères, ils sont dangereux pour les adolescents et les jeunes gens à qui on leur a confié le soin de présenter la réalité.

Ils sont dangereux , et aujourd'hui plus que jamais, nous avons besoin de leur danger. Nous avons besoin de hurler « NON ! » à la face du monde, en leur recommandant le courage.

La formule « On ne peut rien changer » ne figure que sur le programme de ceux qui nagent nuit et jour dans l'eau stagnante.

Mais il y en a qui pensent différemment. Ils pensent librement.

Serj Tankian, du groupe System of a Down, qui a vendu des millions de disques dans le monde entier, est l'un de ces penseurs libres. Interprète et auteur de plusieurs des chansons de ce groupe de 4 membres, Tankian pense que le chant est un moyen de se révolter, de refuser la boue et la mousse. Mais ce n'est pas seulement avec ses chants qu'il mène son combat. Il y a un an, il a fondé avec Tom Morello des groupes de rock

« Rage » et «Audioslave » l'organisation « Axis of Justice » (Axes de justice) au sujet de laquelle il a dit au journal « Azdag » : Tom Morello et moi avons fondé « Axis of Justice » pour qu'en collaborant avec ces artistes nous rapprochions les adolescents et les jeunes des organismes à but non lucratif, et par des concerts former des assemblées de protestation et autres démarches. Le site de cette organisation est www.axisofjustice.org où sont présentés des organismes différents à but non lucratif, qu'ils soient politiques, sociaux, biologiques, antimilitaristes, défenseurs des Droits de l'Homme ou autres buts.

Né au Liban, Serj est parti avec sa famille à Los Angeles, dès son enfance.

L'une des phases de son activité a depuis été la course pour la reconnaissance du génocide. En novembre 2000, en collaboration avec le comité américain « Hay Tad» (Procès arménien) SOAD a donné un concert « Pour la reconnaissance du génocide arménien et la cessation des crimes contre l'humanité » dont les sommes recueillies 20 000 $ US ont été consacrées aux travaux de Hay Tad..

En 2002, au festival grandiose et très important de concerts symphoniques ozzfest SOAD s'est de nouveau joint au Comité « Hay Tad » qui a relaté aux milliers de participants le génocide arménien et le déni turc, et a distribué des brochures et des imprimés.

Le 12 juillet, le New York Times écrivait : le groupe « Axis of Justice » composé d'Arméno-américains a dressé une tente pour distribuer des écrits au sujet des Arméniens sacrifiés au cours de la Première Guerre Mondiale.

Naturellement, SOAD ne se borne pas à s'investir périodiquement à Hay Tad. Lors des séances de dédicaces, Serj Tankian et les membres de son groupe Daron Malakian, Chavo Adadjian et John Dolmayan rappellent continuellement le génocide arménien et la politique incessante de dénégation de la Turquie.

Sur le site officiel de SOAD www.systemofadown.com de même que sur Axis of Justice, ou le site de Daron Malakian www.daronmalakianrocks.com nous retrouvons toujours les déclarations et les appels du Comité « Hay Tad » de même que les rubriques concernant le génocide arménien et les liens qui s'y rapportent.

Après tout cela, lorsque nous demandons à Serj s'il a un agenda et un programme relatif à la reconnaissance du génocide, il répond en plaisantant : « Je n'utilise pas d'agenda, j'ai un cahier de rendez-vous »

Et il ajoute : « J'exprime simplement ce qui jaillit de mon c½ur ».

SOAD avec son 1er album, puis le 2ème Toxicity,de même que celui sorti l'an dernier « Steal this album » est devenu un groupe à la renommée internationale. La semaine des événements terrifiants du 11 septembre 2001, par coïncidence, l'album « Toxicity » se trouvait aux Etats Unis parmi les plus vendus. Le groupe a été "nominé" pour les Grammy Awards. A notre question : Quelle signification a pour le groupe le fait de mériter des prix ? Serj répond : « Je ne peux parler que pour moi, pas pour les autres, car je ne peux présenter personne d'autre aussi bien que moi-même. Je pense que je mérite un tel honneur, mais je n'ai jamais beaucoup réfléchi à ces choses-là. »

Il y a quelques années, le groupe SOAD a donné des concerts en Europe avec le groupe « Slayer ». En Turquie, ils ont refusé de monter sur scène et un texte a été lu de leur part, dénonçant la politique négationniste de la Turquie. Serj explique : « Ils nous ont dit qu'ils ne pouvaient pas nous cautionner, que nous ne serions pas emprisonnés pour ce que nous avions écrit ; mais nous ne sommes pas montés sur scène en signe de protestation » Mais quelle est l'importance des mots dans un genre dominé par la Musique ? « Il faut demander cela aux auditeurs, c'est sûr qu'ils vont donner des réponses différentes. Mais il faut préciser que dans une chanson, les paroles et la musique s'entremêlent et les auditeurs, consciemment ou non, les perçoivent ensemble ».

En ce qui concerne les textes des chansons sur la politique et les Droits de l'Homme, System of a Down est conscient de l'originalité de son art qui comprend du rock, du jazz, du rap, du classique et des influences moyen-orientales et arméniennes. « Nous sommes influencés par des genres musicaux différents et par des musiciens différents » dit Serj, et parlant de la musique arménienne qu'il écoute, il ajoute :

« J'aime écouter la musique traditionnelle populaire arménienne, les chants révolutionnaires (Karnig Sarkissian) et quelques chants pop (Harout Pamboukdjian, etc...) J'aime également les chansons de Rouben Hakhverdian. »

Serj Tankian a aussi mis ses pas dans le monde littéraire. Son livre de poèmes « Cool Gardens » (voir www.serjicalstrike.com ) est un témoin supplémentaire de la diversité de son talent. Ces poèmes communicatifs et en même temps profonds ne peuvent dissimuler leurs erreurs à l'attention des poètes confirmés, mais Serj va continuer dans cette voie. « Cool Gardens » a été un essai agréable, mais je ne crois pas que je publierai un second livre de poèmes. Je veux écrire un roman ou une biographie si je trouve un moment favorable. »

Mais où Tankian se trouve-t-il le mieux, dans la poésie ou dans « System Of A Down » ?

- « Dans les deux, de même que dans d'autres voies... »

- Plusieurs des chansons de « System of a Down » refusent le statu quo qui leur paraît oppressif et tyrannique. Est-il possible cependant de changer ce statu quo ?

- « Le monde dans lequel nous vivons a été créé sous la direction d'une Force Invisible et s'est développé avec nos représentations réciproques.

Seul un changement, réalisable sur le plan socio-culturel pourra introduire des modifications socio-économiques et politiques. »

- Et Serj Tankian qu'a-t-il à dire aux jeunes Arméniens qui souhaitent faire avancer un changement ?

- « Notre combat, et tous les autres combats, sont sur le même front : Prenez exemple sur les anciennes méthodes de combat et sachez la signification des mots que vous avez répétés des millions de fois. »
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#Posté le mercredi 22 mars 2006 12:09

Modifié le mercredi 22 mars 2006 12:29

SyStEm Of A DoWn

BIOGRAPHIE DE GROUP :
Arrivé en plein courant métal, sur les traces d'un improbable KoRn sans aucun rapport, System Of A Down, SOAD pour les intimes, fait fi de ses détracteurs aussi nombreux que leur musique est riche. Entre métal d'une lourdeur bien dosée, et un rock"n"roll effréné, System Of A Down oscille, mélange, fusionne les styles pour une fresque sonore épicée, décalée, originale. Souvent étiqueté comme groupe à connotation politique, tel un Rage Against The Machine, voir négativiste parfois, System Of A Down a eu tôt de se détacher de ses allégations certes justifiées en partie par leur premier album aux commentaires perplexes. Groupe certainement déjanté, mais qui sait où il met les pieds, SOAD fait passer son groove avant les textes, et quel groove. Un régal sonore, très dense musicalement, riche en sonorités, moins complexe structurellement, qu"un certain Tool, mais également loin d'un Coal Chamber...


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Pooly
Septembre 2001
System Of A Down / Chronique LP > Hypnotize

System Of A Down : HypnotizeA l'annonce de la sortie de deux albums de SOAD dans la même année, on était circonspect : et pourquoi pas un double album ? Pour se faire plus de fric évidemment et c'est bien dommage... Car Mezmerize / Hypnotize forme un beau duo, deux très beaux digipacks avec des "oeuvres" ou tout au moins des dessins stylés qui jouent sur le temps, la mémoire, les souvenirs et la possibilité pour l'horloge hypnotique de rappeler des souvenirs enterrés dans la mémoire... On aime ou pas mais il faut reconnaître que ça a de la classe et que le fan verra la différence avec des mp3 !
Musicalement, Hypnotize est bien plus homogène que son prédécesseur, ça fait de lui un meilleur album avec toujours autant de pépites à savourer : les titres classiques qui jouent sur la vitesse comme "Attack", "Dreaming" ou "Tentative", d'autres plus délirant ("Vicinity of obscenity"), ceux qui mélangent les tempos et incitent aux débordements corporels ainsi qu'aux yahourteries bruyantes (à peu près tous mais surtout "Kill rock'n roll" Everytime I look in your eyes / Everyday I'm watching you die... et "Holy mountains" Freedom, freedom, free, free) et l'indémodable slow de fin d'opus : "Lonely day". Les titres revendicatifs sont eux aussi de la partie avec "Tentative" et le superbe "Soldier side" qui referme l'album et fait écho à l'ouverture de Mezmerize. Aucune faute de goût et quand Serj part en vrille, il place des bananes ("Vicinity of obscenity") bien plus agréables que les allusions à son gros cigare...
Bref, Hypnotize est un excellent album, il donne une réplique un cran au-dessus de Mezmerize et il est juste dommageable que SOAD n'ai pas voulu / osé / pu (rayer les mentions inutiles) sortir un double album quasi conceptuel qui aurait mis tout le monde à ses genoux.
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Oli
Décembre 2005
System Of A Down / Chronique LP > Mezmerize

soad : mezmerizeWelcome to the soldier side, c'est avec quelques tristes notes et quelques mots que nous retrouvons System Of A Down, le ton est donné : ça ne va pas que rigoler, la guerre en Irak est un sujet grave qui touche bien plus les Arméniens que les Californiens de base (faut dire que l'Arménie n'est qu'à "quelques" kilomètres de l'antre du Diable). Tout le monde a ramené sa bombe ? On va aller faire la fête dans le désert et exploser quelques méchants barbus, mais voilà ce sont les plus pauvres qui vont faire la guerre (pour gagner qui un salaire, qui la nationalité américaine, Why do they always send the poor ?), SOAD est remonté et met à profit son impact pour faire passer ses idées sans pour autant oublier sa musique. Influences folkloriques de rigueur (Kusturica pourrait bien réaliser le clip de "Radio/video" !), coups de blast multidirectionnels ( "Cigaro", "This cocaine makes me feel like I'm on this song"), passages acoustiques, vieux riffs rouillés, autres trés tranchants : tout mérite sa place même dans un seul titre ("Question !")... Serj joue toujours avec son organe et nous trouve des mélodies fracassantes ("Revenga", "Lost in Hollywood"). Les (2) 3 premiers titres de Mezmerize sont géniaux, les deux derniers aussi (entre les deux, les paroles sont un peu plus sous la ceinture... et les morceaux, bien que trés jouissifs, y perdent un peu). Avec "Old school Hollywood" c'est le disco qui est pulvérisé (c'est dansant, c'est énorme...) et avec "Lost in Hollywood" c'est le monde du business qui en prend un coup, cette complainte déchirante devrait vite devenir un hymne You should've never gone to Hollywood / You should've never trusted Hollywood. Epatant. C'est bien sûr trop court (10 titres, 36 minutes) mais c'est tellement bien emballé qu'on ne ralera pas (trop) : digipak, artwork, détails, booklet (photos/dessins), tout est ultra soigné... Au passage, est-ce volontaire d'avoir inversé la face et le dos du digipak ? Si on le met à l'endroit, il s'ouvre vers la droite...
Quand ils ont débarqué avec leur éponyme et leur maquillage, j'ai joué au rebelle anti-marketing et ai laissé de côté ce grand cirque qui empruntait pas mal aux barges métaleux (Faith No More) et qui semblait ne pas trop réfléchir... La chronique de Toxicity de Pooly me les a fait voir sous un autre angle et depuis Steal this album, j'ai retourné ma veste (et pourtant entre temps, je les ai vu en concert...), aujourd'hui, ils apparaissent selon moi sous leur meilleur jour : un groupe engagé et déconneur qui allie entertainment à la ricaine et discours sans langue de bois.
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Oli
Juin 2005
System Of A Down / Chronique LP > Steal this album

soad : steal this albumSOAD est devenu un groupe leader, leader d'un style qu'ils sont preque les seuls à pratiquer, mais leader quand même, et la chasse aux raretés, aux chutes de studio avaient largement porté ses fruits, les fans ayant mis la main sur une trentaine de compos non utilisées (mais enregistrées). Ces titres (non mixés, non masterisés) se sont répandus sur la terre entière en quelques jours, certains les faisant passer pour un potentiel Toxity 2 alors que le groupe ne pensait pas faire un ReToxicity (cf l'immonde Reload de MetallicA). Mais le public était là et en voulait alors ils l'ont fait, la maison de disques pour se faire un max de thunes sans trop dépenser, le groupe pour donner aux fans ce qu'ils voulaient "encore et encore plus de titres". Andy Wallace a donc mixé 16 titres qui n'avaient pas été au prélable retenus pour sortir sur un des deux albums et les voici compilés et commercialisés sous le nom de Steal this album, puisque l'album était déjà "volé" et que de nombreuses copies circulaient, le "concept graphique" reprend celui d'un disque piraté. Pas de livret, pas de pochette (à peine quelques illus collectors par les membres du groupe pour dire de faire quelque chose pour les collectionneur$), si tu veux les infos, tu les prends sur le web, là où tu as su trouver les pré-versions de ces titres. Voilà l'histoire de Steal this album, mais pourquoi raconter tout ça ? Pour mettre en relief mon idée : mais pourquoi diable n'ont-ils pas sorti ces titres ? Pourquoi n'ont-ils pas été retenus ? La plupart sont largement du niveau de ceux sortis "normalement", dans l'ensemble, ils sont peut-être plus mélodiques, moins complexes mais les "Chic 'n' stu" (pizza-pizza-pie) ou "Pictures" (i got pictures on my mind) ont des rythmes très riches, "Ego brain" ou "Nüguns" sont très sympathiques et "Innervision", "Mr Jack" et "Roulette" sont tout simplement somptueux. Seuls quelques titres n'ont que peu d'intérêt ("Bomb!", "F**k the system", "Bubbles") ou du moins autant que certains autres sur les premiers albums, ce Steal this album n'est pas un best of non plus ! Bref, malgré ce qui entoure l'album, celui-ci est indispensable à tout fan de SOAD et devrait même ravir ceux qui n'apprécient pas totalement le groupe.

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Oli
Août 2003
System Of A Down / Chronique LP > Toxicity

system of a down : toxicityToxicity album tant attendu après trois ans, un premier album éponyme qui met sur le qui-vive, des apparitions modestes, et enfin Toxicity tombe comme une bombe sur le paysage métal. Trop étiqueté groupe à message, System Of A Down ne tient pas à renouveler les quelques engagements politiques du premier album, notamment sur le génocide arménien. Dommage, celà aurait donné à leur musique une autre profondeur, une dimension spirituel interessante, mais comme System n"en fait qu"a sa tête, et cherche surtout à se trouver là où on ne l'attends pas... Un "Prison" pilonné comme jamais, intro bourrue, paroles ambigües sur l'engorgement des prisons, l'argent de la drogue et le soutien aux dictateurs. Les riffs de guitares sont basiques mais bien ficelées, après tout c'est Andy Wallace (Nirvana, Sonic Youth) aux manettes ! -Another prison system- la voix de serj tankian plus travaillée que jamais, se prêtant à des innovations acidulées, bein senties, en gardant toujours cette optique un peu fêlée qui se dégage de System Of A Down. Encore une attaque en règle de l'artillerie, pas de répit, charge lourde, tout ce déluge métallique pour un ver solitaire, les guitares vibrent, c'est de l'infrason monstrueux, passage en teintes douces, une basse basique, support idéal pour cette guitare qui se détache en beauté, légere vibration brumeuse, le rideau se soulève, un coup de vent, finalement tout un cyclone s'engouffre, dévaste l'ordre imposé, palm-muting final sur un sursaut final terrific ! "Needles', atelier industriel à la rescousse, survivance marteau-pilonnique tiraillée, dédouble les intentions, les temps, les croches, les coups de vents.
Intro, non pas d'intro, encore cette cavalerie lourde plombée par la basse, métal lourd, la suite se meut d'une manière plus éthérée, un riff marginal, pourtant impressionnant, vibrant, éloquant, avec ce slide contrôlé, dérapage en double croche, court-circuiter par cette archarnement méthodique du refrain, et un passage, guitare toy à l'oeuvre, entre banjo et jouet playskool, -Pushing little children, with their fully automatic-, they like to push the weak around'. Décidement le début de Toxicity est d'une sollicitation impressionnante, des intros coléreuses à souhait, un peu God Forbid dans cette volonté rageuse, "Jet Pilot", 2 minutes au compteur et un riff extraordianaire. Pas compliqué pour un sou, mais des accents là où il font le plus mal, temps fort, temps faible, contretemps, direct dans les dents, tout est dans la nuance. Une énergie incommensurable se dégage du refain très volontaire d'une densité virulente, passage plus calmé, tout juste pour repartir sur cette hécatombe irréfléchie. Encore un format punk pour "X", direction pop tranquille couplet-refrain-couplet, enfin avec cette densité spaciale qui caractérise System Of A Down, et une guitare moqueuse à la KoRn. Innovation acoustique sur le début de "Chop Suey", et innovation mise en valeur par le déluge volumétrique qui s'abat ensuite, riff en pull-off, hammer-on, enfin presque un trille continu, nouvelle sensation métal, délicieuse, virvoletante, suintante, acide, tout ça à la fois, -I, cry, when angels deserve to die-, le "Chop Suey" est mitonné comme un vice avec des violons insidieusement cachés, une luxure sur un vol de bourdons, une batterie basique mais efficace, la valeur ajouté du riff, un clavier vibrant qui ajoute cette note de sensibilité au contenu, et une voix qui s'impose, se pose, se dépose, se déroule, transmet ses sentiments. Paroles peu sérieuse, violence de l'attaque au médiator, le format court est en vogue, "Bounce" pour les amateurs de Pogo. Riff 69, un peu vice-versa, une batterie surprenante, surprise, marche solitaire, chemin tortueux, entre désespoir et espoir, en tout cas une voix claire qui impressionne, monte, tient, pour s'énerver, poignante, saillante, soupesée, qui reprends sur un groove de basse, couplet, refrain haut et fort "Forest" empli l'espace, le tryptique dimensionnel admirablement.
Presque sans transition le magnifique "Atwa", petite complainte indienne, les joues roses, des choeurs déphasés, petites cloches et encore cet accent propre à System Of A Down, cette excitation pimentée qui fait tout leur charme, -Hey you, are me, not so pretty-, papillonnement de guitares, ambiance contrastée, puissante, binarité du métal à son paroxysme, et un jeu gutural en contrepoint. "Science" sans recours, aucun, -science fails to recognize the single most potent element of human existence-, et un riff que l'on ose à peine imaginer, ceinturé à merveille, claqué par une basse des tréfonds, Serj monte sur ses grands chevaux, le refrain s'enroule sur lui même, grand serpent qui siphonne, suit une transition sur fond de flûte traditionnelle, cordes syndées, complainte orientale, chuchotement discret, et encore plus de relief pour la suite. Train qui chauffe au démarrage, lente montée, grain audible, mais un riff sur une gamme harmonique, délicieux, surtout une voix à la chuppa-chups, -I want to shimmy, shimmy, shimmy-, des curiosités un peu jazzy décalée, la contrebasse en moins, on est très loin des clichés métal, mais sur un mélange épicé, acidulé, riche bouillon de culture de moins de deux minutes, juste ce qu"il faut pour une révolution. Morceau éponyme "Toxicity" démarre suave, mélange doux-amer sur les lèvres, balade décalé du 4/4 habituel, là encore tout est dans l'accent, l'accent qui tue, voix introspective, guitare lointaine, voix au premier plan, une basse qui remue, la guitare revient avec son riff hypnotique en renfort, la voix se laisse aller, s'emporte, se reprend, passage schyzophrène, puis passage très beat, martèlement indiscontinu, et ce slide faramineux en bout de branche qui se boucle, puis reprends ensuire appuyé par une scantion sonore explosive mais si courte. Galvadage de basse, éclairs à la guitare, mouvements psycotiques de cocaïnomane en sevrage "Psycho", c'est tout ça et rien à la fois, entre punk platonique et cette magie System Of A Down, -cocaine, crazy-, ou la guitare et la voix y sont pour beaucoup -stop your eyes flowing out, so you want the world to stop- entre prise de conscience tardive et hallucinations synthétiques.
Morceau d'anthologie, des cordes en intro, un riff irréprochable, une attaque claquante, un son extraordinaire, creusé, mixé à merveille, une voix différente, "Aerials", une pointe de métal uniquement sur les temps, -swimming through the void, we hear the world-, maturité réfléchie, une basse qui ronronne en contrepoint des guitares qui se soulèvent, -Aerials, in the sky-, Serj Tankian éclôt, se livre, se met en avant là où on ne le l'attend pas, donne tout ce qu"il a en lui, déroulement mécanique d'un égrènement sirupeux, sursaut d'énergie impossible, montée en puissance du riff, pure folie, riff basique et tueur, la voix qui intègre de minuscules clin d'oeil, un petit chuchotement sur -high-, introspection aérienne, ciel plombé lentement, les nuages chatouillent la douceur métallique qui se dégage, vapeur d'eau en suspension, rock tout simplement, gonflé de médiums et de rancoeur, l'éternité à la pointe de l'âme. Pour terminer sur cette hallucination instrospective et mélancolique massive, des sonorités orientales, tribales, indistinctes, mais toujours ce même film conducteur, mélodique, spirituel, un chorus intérieur, un peu mystique, qui s'éteint preque brutalement...
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